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    Quelle est la différence entre un déshumidificateur à 300€ et un modèle pro à 1000€ ?


    La différence ne se voit pas sur la fiche technique, mais sur le terrain.


    L'extraction réelle vs l'extraction théorique


    Un modèle "grand public" annonce 20L/jour à 30°C et 80% d'humidité (conditions tropicales). Dans un garage frais à 12°C, il n'extraira plus que 2L. Un modèle pro conserve une capacité d'extraction élevée même à basse température.

    La robustesse du compresseur


    Les modèles pros sont conçus pour tourner 24h/24 pendant des mois sur un chantier poussiéreux. Leurs filtres sont plus performants et leur châssis résiste aux chocs.

    Le dégivrage automatique


    Les modèles pros utilisent souvent un dégivrage par gaz chaud, beaucoup plus rapide que le dégivrage par simple arrêt du compresseur des modèles domestiques. Cela permet de continuer à déshumidifier quand il fait froid.

    Un déshumidificateur consomme-t-il beaucoup ?

    Non, et il vous fait même économiser sur votre facture de chauffage.


    Un air sec est plus facile à chauffer


    L'humidité dans l'air absorbe énormément d'énergie calorifique. En abaissant le taux d'humidité de 80% à 50%, votre chauffage devient 10 à 15% plus efficace. Le coût électrique du déshumidificateur (environ 400 à 700W pour un modèle pro moyen) est souvent compensé par cette économie.

    L'apport de chaleur gratuite


    Le principe de condensation rejette un air environ 2°C plus chaud que l'air aspiré. C'est une "pompe à chaleur" miniature qui participe au chauffage du local.

    Comment choisir entre condensation et adsorption ?

    C'est uniquement une question de température de votre local.


    Condensation (Frigorifique) : au-dessus de 15°C


    C'est le plus économique et le plus courant. Parfait pour les bureaux, les maisons et les chantiers en été.


    Adsorption (Dessiccateur) : en dessous de 10°C


    Si vous devez déshumidifier un entrepôt frigorifique, un garage non chauffé en hiver ou une résidence secondaire à la montagne, seul l'adsorption fonctionnera. Il ne craint pas le gel et reste ultra-efficace à 0°C.

    Quelle capacité choisir pour un dégât des eaux ?

    Pour un séchage après sinistre, le surdimensionnement est la règle.


    La règle du débit d'air


    Il ne faut pas regarder que les "litres par jour", mais le débit d'air (m3/h). Pour sécher efficacement des murs imbibés, l'air doit être brassé 3 à 4 fois par heure. Pour une pièce de 50 m², il faut un appareil brassant au moins 400 m3/h.


    L'importance de la pompe de relevage


    Dans un sinistre, vous ne pouvez pas vider le bac toutes les 4 heures. Choisissez un modèle avec pompe intégrée pour rejeter l'eau directement dans un évier ou à l'extérieur.