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À partir de quelle hauteur un déstratificateur devient-il utile ?

L’intérêt apparaît lorsque l’air chaud s’accumule nettement sous la toiture, phénomène fréquent dans les bâtiments hauts. Reventon présente ses déstratificateurs pour des locaux dépassant environ 4 m, mais ce seuil commercial ne doit pas être confondu avec une éligibilité aux CEE. Pour les opérations concernées, BAT-TH-142 vise le tertiaire et IND-BA-110 l’industrie ; les deux fiches exigent notamment un local clos et chauffé, une consigne d’au moins 15 °C et une hauteur minimale de 5 m. Elles excluent les entrepôts logistiques, réserves, entrepôts et locaux de stockage. Le diagnostic technique reste distinct : mesurez l’écart de température entre la zone occupée et le plafond, puis étudiez horaires, isolation et mouvements d’air. Sans gradient significatif, le brassage peut consommer de l’électricité sans récupérer assez de chaleur pour être pertinent.

Comment calculer le nombre de déstratificateurs nécessaires ?

Il n’existe pas de règle fiable fondée uniquement sur les mètres carrés. Le dimensionnement combine hauteur, volume, géométrie, obstacles, chauffage, gradient de température et portée verticale certifiée. Chez Reventon, la gamme TORNADO illustre cette variabilité : six tailles annoncent de 2 200 à 10 200 m³/h et une portée maximale de 6 à 15 m. Sélectionnez une portée compatible avec la hauteur, puis réalisez un calepinage qui couvre la zone sans courant d’air gênant. Si le projet relève des CEE, utilisez la fiche correspondant au secteur — BAT-TH-142 pour le tertiaire ou IND-BA-110 pour l’industrie — et contrôlez ses exclusions avant calcul. Ces fiches demandent notamment une note de dimensionnement, une vitesse limitée au niveau occupé et un asservissement à une mesure de température proche du plafond.

Un déstratificateur peut-il remplacer le chauffage ou la ventilation ?

Non. Un déstratificateur ne produit pas de chaleur : il remet en circulation l’air chaud déjà présent sous le plafond afin d’homogénéiser la température. Les fiches CEE BAT-TH-142 et IND-BA-110 exigent d’ailleurs qu’un système éligible ne chauffe pas l’air et ne soit pas alimenté par un chauffage ou une récupération de chaleur fatale. Il peut fonctionner avec différents générateurs, y compris une pompe à chaleur, puisque son rôle reste la distribution. Il ne remplace pas davantage l’apport d’air neuf ni l’extraction des polluants : la recirculation conserve le même air dans le bâtiment. Son usage estival comme simple brasseur dépend de la notice et de la régulation du modèle. Il peut créer une sensation d’air en mouvement, mais pas une ventilation réglementaire ni un refroidissement mécanique.

Quelles économies attendre et comment vérifier l’éligibilité CEE ?

Aucun pourcentage d’économie ne peut être garanti sans mesures. Le gain dépend du gradient de température, des déperditions de toiture, de la régulation, du chauffage, des horaires et de la consommation des appareils. Établissez une référence corrigée des différences météorologiques, puis comparez des périodes équivalentes. Les kWh cumac constituent un forfait réglementaire, pas une prévision directe de facture. Pour les CEE, BAT-TH-142 concerne le tertiaire et IND-BA-110 l’industrie ; toutes deux excluent notamment les entrepôts logistiques, réserves, entrepôts et locaux de stockage. Il faut également vérifier local clos et chauffé, consigne d’au moins 15 °C, hauteur d’au moins 5 m, vitesse d’air, asservissement et note de dimensionnement. Certaines exigences diffèrent selon la fiche, notamment le bruit et l’interaction avec la ventilation. Faites contrôler l’éligibilité avant l’engagement.